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07/03/2008

L’Histoire au présent

Une exposition de photographies de Bruno Stevens
2617bdf7b7fdaa95289fe34e74b2b0ca.jpgAhmadabad, Inde, Mars 2002


Sur proposition de Georges Vercheval, fondateur du Musée de la Photographie de Charleroi et président de Culture et Démocratie, le Botanique rend hommage au parcours étonnant du photographe Bruno Stevens, une des personnalités les plus en vue de la photographie belge et internationale. Venu au photojournalisme à l’âge de 39 ans, Bruno Stevens est devenu en quelques années une figure incontournable, une référence dans un métier exigeant et en continuelle évolution. Personnalité forte déjà récompensée par plusieurs prix, en prise avec les enjeux des médias contemporains, observateur engagé des conflits et des crises qui secouent la planète, il présente au Botanique un ensemble inédit de plus de dix ans de travail et de rencontres avec d’autres grands noms de la profession. Une manière, aussi, d’aborder les grandes problématiques mondiales, les enjeux historiques et politiques de notre temps, et de réfléchir sur le rôle de l’image dans nos sociétés.

« Cette exposition est comme un livre d’histoire, mais au présent. Bruno Stevens nous raconte le monde, tel qu’il est, et comme nous aimerions qu’il ne soit pas.
Le photographe est un témoin de son temps. Présent lorsque se passent les événements, il nous parle de ce qu’il voit. Il nous dit les guerres, réelles ou larvées, les situations de tension, les drames collectifs ou personnels qui en découlent, qui se perpétuent. Il nous les restitue avec réalisme (parce qu’il faut dire les choses telles qu’elles sont), en évitant de tomber dans l’outrance ou le spectaculaire. En photojournalisme, l’objectivité est toujours un leurre ; il s’agit au contraire d’une subjectivité raisonnée, d’une succession de choix qui doivent être résolus par le photographe : éthiques, géographiques, politiques, humains. Bruno Stevens a réalisé au fil du temps des dizaines de reportages ; construits comme autant d’archives passionnantes dans leur approche, riches et complexes dans leur diversité. S’il est intéressant d’observer chaque image, c’est cependant en les considérant dans leur ensemble qu’elles prennent tout leur sens. » Georges Vercheval

2be676c2494376e330723b28be16ff4e.jpgSiem Reap, Cambodge, Décembre 2006


L’exposition est présentée en trois parties :

La grande salle du Museum propose une vision d’ensemble du travail du photographe depuis dix ans, avec un choix de plus de trois cents photographies de formats très divers et organisées par thèmes : guerres (Kosovo, Tchétchénie, Palestine, Liban, Darfour), crises et bouleversements sociaux (Chiapas, Haïti, Cuba, Inde, Ouganda, Algérie, Congo, Rwanda, barrage des Trois Gorges en Chine), désastres naturels (tsunami au Sri Lanka, tremblement de terre au Cachemire, sécheresse dans la corne de l’Afrique), grandes questions de santé (malnutrition, tuberculose, choléra, sida, séquelles de « l’agent orange » au Cambodge, au Laos, en Angola), visions « d’après guerre » (réfugiés irakiens, kurdes) qui ne peuvent en cacher les séquelles. Présentées en séquences ou en murs d’images, les différents reportages cohabitent, se rencontrent, se confrontent et s’opposent dans un accrochage non-linéaire.
Cette première partie comporte également quelques images et témoignages de photographes internationaux et compagnons de route de Bruno Stevens, tels que Don McCullin, James Nachtwey ou Stanley Greene.

Dans la « promenade aux papyrus » et autour de la Rotonde, seront suspendus une vingtaine de grands tirages issus de l’exposition présentée aux Musées royaux d’Art et d’Histoire en 2004. Ils feront le lien entre l’exposition principale et celle qui sera présentée à la Galerie, sur l’Iran d’aujourd’hui. Ce « passage » par l’Irak brisé est un rappel à la fois géographique et politique de la situation particulière de l’Iran dans la conjoncture internationale actuelle.

Troisième partie : l’Iran. Sous le titre « Lettre persane », cette exposition sera présentée dans la Galerie, à l’étage. Elle sera entièrement consacrée aux photographies que l’auteur a réalisées en Iran pendant l’année écoulée. Des images par lesquelles il montre la société iranienne, riche, complexe, polymorphe.

Des rencontres
Le 16 mars, le 30 mars, le 13 avril et le 4 mai à 14h, dans le Museum, Georges Vercheval et/ou Bruno Stevens rencontreront le public dans l’exposition. Un échange sur les problématiques liées au photojournalisme, à la place des médias et des photographes, à l’évolution du métier et des techniques.

Exposition au Botanique, Centre culturel de la Communauté française Wallonie-Bruxelles - 236, rue royale - 1210 Bruxelles - e-mail: info@botanique.be - www.botanique.be
 
Du 14 mars au 4 mai 2008
Ouvert du mercredi au dimanche, de 12 à 20h.

Informations et Réservations : 02 218 37 32


22/02/2008

Mères d'aujourd'hui

La Compagnie I Pulcini présente

ÉTATS D’ÂME D’UNE JEUNE MÈRE

de Marie Véja et Frédéric Gibilaro

Avec Marie Véja (sur scène) et Romain Barbieux (à l’écran)

Mise en scène Frédéric Gibilaro

 

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La maternité… Sujet vaste s’il en est ! Et justement qu’en est-il ? Comment devient-on maman au 21e siècle ? Comment réussir ce challenge que l’on nous vend partout de la mère parfaite, femme accomplie, amante débridée ?

Comment ressembler à ces mères dans les magazines pour qui tout va bien, avec une grossesse au top, un accouchement comme-une-lettre-à-la-poste, un bébé parfait et toujours de bonne humeur, un corps de rêve sans le moindre effort apparent et une carrière qui reprend de plus belle, alors que la réalité ressemble plutôt à tout le contraire ?

Hé bien, en trichant ! En faisant bonne figure face aux médecins, face à sa mère, ses copines, ses potes, ses collègues… Face au monde entier… Mais en n’en pensant pas moins ! Parce qu’entre ce qu’on dit et ce qu’on pense, il y a une énorme marge. D’ailleurs, on pense beaucoup. Et c’est tant mieux. Car cela aide. A garder son calme d’abord. Sa santé mentale ensuite. Et surtout, surtout, à garder le cap. Au final, on tiendrait peut-être là le secret de ces mères des magazines, non ?

Basé sur une thématique qui touche chacun de nous, ce spectacle nous montre le cheminement intérieur d’une jeune mère inexpérimentée, sympathiquement dynamique et délicieusement humaine.

 

Les 5, 6, 7, 8 & 12, 13, 14, 15 mars 2008 à 20h30

Aux Ecuries de la Maison Haute à Watermael-Boitsfort, place A. Gilson, 1170 Watermael-Boitsfort

Réservations : 02 660 49 60 ou www.lavenerie.be

Les 16 & 17 mai 2008 au Centre Culturel de Jette, bd de Smet de Naeyer 145, 1090 Jette

19/02/2008

Les stages du Grand-Hornu

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DU 25 MARS AU 28 MARS 2008 Poids Plume Stage d’initiation à l’art contemporain proposé par le MAC’s au cours duquel les enfants exploreront physiquement et plastiquement les notions de légèreté, de pesanteur, de densité, de chute et d’envol… Dans le cadre de l’exposition « Le soigneur de gravité ». Artiste intervenante : Compagnie Abaroa. Stage pour 10 enfants de 4 et 5 ans - DE 9 à 16h - TARIF 50

DU 31 MARS AU 4 AVRIL 2008 LES “ATELIERS DES PETITS DOIGTS FOUS” AUTOUR DE PIERRE PAULIN Grand-Hornu Images accueille les enfants de 4 à 7 ans et de 8 à 12 ans à découvrir le designer français Pierre Paulin sous toutes ses coutures. Visite interactive de l’exposition de ce designer supermoderne et ateliers créatifs en relation avec le thème de l’exposition : graphisme, découpage et enfilage sur tissu seront au menu et au rendez-vous ! - DE 9 à 16h - TARIF 60

MAI 2008 LES MOTS POUR LE DIRE Trois ateliers d’écriture pour réaliser un catalogue personnel de l’exposition du MAC’s “Le soigneur de gravité”, en compagnie de Benoît Coppée, écrivain. Stage pour 10 adultes (à partir de18 ans), LES DIMANCHES 4, 11 ET 18 MAI 2008 - DE 13h30 à 16h30 - TARIF 50 pour le cycle

DU 7 AU 12 JUILLET 2008 LES “ATELIERS DES PETITS DOIGTS FOUS” AUTOUR DE LA CHAISE Grand-Hornu Images accueille les enfants de 4 à 7 ans et de 8 à 12 ans dans le monde de « La chaise, sens dessus-dessous ». Jouer ! Toucher ! Manipuler ! Inventer et laisser libre cours à la fantaisie en explorant le monde des chaises de grands designers… ! - DE 9 à 16h - TARIF 60

 

Site du Grand-Hornu

Rue Sainte-Louise 82

BE-7301 Hornu

Infos www.grand-hornu.be

16/01/2008

Les filles du voyage

Une nouvelle espèce féminine est née…

Une autre Asie. A découvrir à moto. Entre femmes. Loin des touristes et proche des gens.

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« Les filles du voyage », ce sont des voyages vraiment pas comme les autres.

Ce sont deux femmes, bien sûr, qui ont eu cette idée. Passionnées de voyages et amoureuses de l’Asie. Ce qu’elles connaissent le mieux ? Les coins inconnus.

Michèle Kreutz est historienne d’art et Virginie Peeters est dans le domaine de la communication. Un bon cocktail de compétences pour organiser des voyages inédits. Après de multiples voyages, Virginie et Michèle ont jeté leur dévolu sur le sud-est de l’Inde et le nord du Laos. Parce que nulle part ailleurs, elles n’ont trouvé autant de cultures et de croyances cohabitant aussi sereinement. Imaginez un temple habité par les dieux de plusieurs religions. Ici, tout est intense et fascinant : les gens, les paysages, les couleurs et les saveurs.

Mais pourquoi à moto ? Il ne s’agit pas de faire des exploits. Au contraire. « Les filles du voyage » veulent simplement atteindre les endroits que d’autres n’atteignent pas. Des endroits vierges de tourisme.  A moto, on a une liberté de mouvement et des échanges plus spontanés avec les gens. Pour celles qui ne roulent pas à moto, notre rickshaw et son chauffeur vous baladera aux détours des villages.

Et peut-on avoir la liberté et le confort en même temps ? Oui et encore oui. Le logement se fait dans des hôtels de charme ou typiques où les chambres sont équipées d’une douche et d’une toilette.

Et pourquoi entre femmes ? Parce que*.

Réponse sur www.lesfillesduvoyage.com. Où vous trouverez également toutes les infos et des photos. Ou par tel : Virginie Peeters : 0474/854 259 Michèle Kreutz : 0477/27 61 26

Adresse mail : lesfillesduvoyage@gmail.com

Prochain rendez-vous. L’Inde du Sud-Est début mars 2008. Toutes les infos sur notre site.

* vous comprendrez pourquoi sur le site… A bientôt !

05/06/2007

Une belge innove dans le monde de l’art

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C'est vraiment tout nouveau, du jamais vu et c'est une belge.
L'exposition se passe à Bruxelles. On en parle dans la presse à Liège, cela serait super si on en parlait plus loin.

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Après Liège et Paris, Myriam Falisse, qui a développé une nouvelle technique de travail sur toile, vient nous présenter à Bruxelles pour la première fois ses œuvres.
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Myriam Falisse crée du relief sur la toile en apposant plusieurs couches de pâte à base d’acrylique, jour après jour. Le motif apparaît : corps de femme, visage stylisé… Tout est pureté, sérénité et harmonie. Sur la toile, un simple rayon de lumière et l’ombre se dessine.
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Exposition du 1 au 27 juin, ouvert du lundi au samedi de 11h à 19h. ( Possibilité de prolongation)

Espace « La belle et la Bête » 73, rue Antoine Dansaert à 1000 Bruxelles.

http://www.falisse.info   renseignement : 0477-649927- myriamfalisse@hotmail.com

MYRIAM FALISSE

Une technique innovante et personnelle. Myriam Falisse, jeune liégeoise, expose ses oeuvres dans sa ville natale. Son oeuvre explore une nouvelle technique picturale pour transcender l'âme humaine. Visite obligée...

Son travail est fortement marqué par sa quête d'harmonie et de paix intérieure. Cette jeune femme exigeante, perfectionniste, donne les signes tangibles d'une future grande figure.

Sa démarche s'apparente tant à une recherche philosophique que visuelle et trouve ses racines dans l'ambiance familiale qui a baigné son enfance. Une mère coréenne et un père "aventurier de l'humanitaire" lui ont très jeune ouvert les yeux sur la culture asiatique, ses particularités ancestrales et ses bienfaits spirituels. Elle nous offre ses toiles comme autant de bouffées d'oxygène et de sérénité.

Ses toiles sont toutes empreintes d'une réelle sagesse où souvent le blanc domine. Elle va ainsi travailler la pâte au couteau, réduisant sa palette chromatique à l'essentiel pour renforcer l'effet visuel.

Notre oeil ne s'arrête pas aux méandres sculptés donnés à sa pâte, il plonge de façon incisive au plus profond de ses toiles, laissées vierges de tout autre artifice. La toile devient matière propre, matière d'où se dégagent en un léger relief, poissons suspendus, visages impassibles, corps humains morcelés tout à coup sensuels ou bien encore dégageant une belle sérénité.

Son style inclassable, surprenant, soucieux du moindre détail, préfère la simplicité à l'exubérance et nous offre cependant un fameux coup de fraîcheur... à consommer sans modération!!!

Anne Lucie Librecht

C'est la simplicité même sans être l'enfance de l'art. Sur une matière monochrome - qui aujourd'hui encore privilégie le blanc - l'artiste dessine en posant, dans un certain ordre assemblé, un cordelet de pâte qui, en relief, inscrit des figures. Elles tiennent à la fois du totem, de la caricature souriante et de l'art brut qu'aimait Dubuffet.

Pas de drame et s'il y a un message il est discret, intérieur car la femme artiste qui a, par sa mère, des origines asiatiques cultive son jardin zen en toute quiétude apparente, informée mais pas déformée par les modes dont chacun sait que pour la plupart elles passent et trépassent. Sur tout cela donc, un sourire, l'art de ne pas se prendre au sérieux. Parfois, sur des plages blanches, de petites figurines très coloriées sont accrochées animant ainsi l'espace.

J'aime que la recherche de la pureté ne se fasse pas dans la douleur, qu'on me donne à rêver et qu'on me laisse libre, à partir de ces oeuvres, de me raconter, pour moi seul, mes petites histoires.

Jacques Parisse
Critique d'art à la RTB (Radio Télévision Belge)